| C'est
l'archéologue Auguste Mariette qui, en 1850, eut le bonheur, en trouvant
l'un des sphinx qui émergeait des sables dans le désert de Saqqara, de
mettre au jour la formidable nécropole souterraine où chaque taureau
sacré, incarnant le dieu Apis, recevait une sépulture à l'égal du roi.
Les sphinx, en calcaire avec des restes de polychromie, mesurent de 71 à
74 cm de hauteur pour 1,30 m de long.
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| Devant
les pylônes monumentaux des temples étaient érigés des obélisques.
Ces aiguilles de pierre monolithiques rappelaient l'importance du culte
solaire, tels de véritables rayons de lumière pétrifiés au contact de
la terre. Les quatre cynocéphales en granite rose appartenaient au
piédestal de l'obélisque laissé à Louqsor, "frère" de celui
de la place de la Concorde à Paris. |
| Dressés
sur leurs pattes arrières et dirigés vers l'Est et l'Ouest, les bras
levés vers le ciel, les singes adorent le soleil. Les grognements
naturels des cynocéphales avaient été interprétés par les Égyptiens
comme autant d'acclamations en l'honneur du lever et du coucher du soleil,
c'est pourquoi ils ornent la base des obélisques. Mais l'on raconte que,
offerts par Méhémet Ali en même temps que l'obélisque de la Concorde,
les singes furent relégués à l'abri du Louvre par pudeur envers leur
sexe arrogant ! |
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Deux
lions, qui encadraient l'entrée du Sérapéum, présentent la forme originale
du félin au repos.
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Le réalisme langoureux de l'animal, le traitement anatomique précis,
copiant les modèles plus anciens, attestent bien les prouesses de l'art
animalier. |
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Tête,
en diorite, du roi Amasis de la 26e dynastie.
La tête est coiffée d'un némès lisse et la retombée horizontale du
catogan, à l'arrière, montre que cette tête appartenait à l'origine à
une statue de sphinx. La tête fut trouvée avec une plaquette d'albâtre
inscrite au nom d'Amasis, et les traits du visage, la forme des sourcils,
les yeux écartés, l'expression sereine; confirment l'attribution de
cette tête à ce dernier roi de la 26e dynastie. |
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Les
monuments rassemblés dans la galerie proviennent tous d'un temple.
Colosse de Séthi II.
Cette statue était placée devant le reposoir de barques de
Karnak situé dans la première cour. Son pendant est exposé au musée de
Turin. |
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| La
statue en diorite au nom de Ramsès II a fait l'objet de nombreuses
discussions en raison des zones grattées -visibles sur le visage, l'abdomen,
la ceinture et les flancs du siège- qui laissaient supposer un réemploi
antérieur. Aujourd'hui, l'on accepte qu'il s'agit d'une mise au goût de
l'iconographie de Ramsès II lui même. Colonne gravée au nom de Ramsès II. |
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Statue en granite rose est au nom de Khâneferrê Sebekhotep IV roi de la
XIIIe dynastie. |
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Deux
colonnes sont dotées d'un chapiteau à ombelles fermées.
La colonne seule a son chapiteau lotiforme. |
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Tête,
en granit rose, d'un colosse d'Aménophis III.
Elle provient de la grande cour de son temple funéraire à Thèbes.
Coiffé de la couronne blanche, le roi est reconnaissable par les yeux en
amande cernés de bandes de fard, le visage est rond et les lèvres
ourlées. |
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| Pieds
d'un colosse royal, en granit, réinscrit par Aménophis III qui provient de la grande
cour de son temple funéraire à Thèbes. Cette statue était dressée
dans la cour du temple de Kom el-Hettan à Thèbes, dont les célèbres
colosses de Memnon gardent la mémoire. |
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Cartouche du roi Aménophis III:
Imen-hotep heqa Iounou, Amon est satisfait, régent d'Héliopolis.
Cartouches
et titulature du roi. A l'intérieur du cartouche du haut nous lisons le
nom de couronnement du roi: Neb-Maât-Rê, Rê est le possesseur de Maât. |
| Les
pieds gigantesques de la statue, qui était en position debout, foulent
les noms des pays nubiens, gravés finement sur les côtés du socle,
chacun étant encerclé dans une forteresse animée de bras liés en signe
de soumission |
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| Dès
l'entrée dans la salle l'on y rencontre des statues, placées en rang
serré, de la déesse Sekhmet. |
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La déesse Sekhmet est représentée au corps de femme et à la tête de
lion. A l'inverse du sphinx, elles canalisaient toutes les forces du mal
contenues dans l'Égypte, chacune d'elles étant chargée d'une facette
particulière d'énergie négative.
Elles
sont de tailles différentes, la plus grande est représentée en position
debout. L'artiste égyptien a su réaliser, grâce au passage habile de la
perruque tripartite mêlée à la crinière, une figure composite qui
n'est pas monstrueuse. Certaines statues sont plus ornées, plus polies
que d'autres.
Ouverte aux fidèles, la première cour du temple était le réceptacle
des statues des dignitaires qui, par faveur royale, pouvaient déposer une
statue à leur nom, sûrs de bénéficier du débordement des offrandes
divines et royales. L'appel aux vivants, gravé sur la pierre, invite
chaque passant à redire le nom, et ainsi à faire revivre le défunt. |
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| Oeuvre d'Aménophis III, l'un des plus grands constructeurs de l'histoire
pharaonique, celles-ci proviennent du temple de Mout à Karnak. |
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Statues cubes.
Statues cubes présentant un naos renfermant une divinité: l'on y
reconnaît la déesse Sekhmet et le dieu Osiris. |
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Statues cubes. |
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