Sérapéum de MemphisSérapéum de Memphis
Les six sphinx qui bordaient l'allée menant au Sérapéum de Saqqara. Ils datent du IVe ou IIIe siècle av. J.-C., début de l'époque ptolémaïque.
Sérapéum de MemphisSérapéum de Memphis
Protéger la divinité qui résidait dans son temple est donc le but de toute avenue bordée de sphinx rangés en lignes, comme celle qui annonçait le Sérapéum de Memphis. Les sphinx ont été façonnés en calcaire, sous le règne de Nectanébo Ier, 378-361 av. J.-C., sous la XXXe et dernière dynastie indigène. Des traces d'ocre rouge montrent qu'ils étaient peints pour évoquer une roche dure, les yeux étaient incrustés et les uræus rapportés. Les graffitis gravés sur les retombés de la coiffure et sur le poitrail de l'animal présentent des noms propres laissés par les visiteurs de nationalité grecque.
C'est l'archéologue Auguste Mariette qui, en 1850, eut le bonheur, en trouvant l'un des sphinx qui émergeait des sables dans le désert de Saqqara, de mettre au jour la formidable nécropole souterraine où chaque taureau sacré, incarnant le dieu Apis, recevait une sépulture à l'égal du roi. Les sphinx, en calcaire avec des restes de polychromie, mesurent de 71 à 74 cm de hauteur pour 1,30 m de long.
cynocéphalescynocéphales
Devant les pylônes monumentaux des temples étaient érigés des obélisques. Ces aiguilles de pierre monolithiques rappelaient l'importance du culte solaire, tels de véritables rayons de lumière pétrifiés au contact de la terre. Les quatre cynocéphales en granite rose appartenaient au piédestal de l'obélisque laissé à Louqsor, "frère" de celui de la place de la Concorde à Paris. 
Dressés sur leurs pattes arrières et dirigés vers l'Est et l'Ouest, les bras levés vers le ciel, les singes adorent le soleil. Les grognements naturels des cynocéphales avaient été interprétés par les Égyptiens comme autant d'acclamations en l'honneur du lever et du coucher du soleil, c'est pourquoi ils ornent la base des obélisques. Mais l'on raconte que, offerts par Méhémet Ali en même temps que l'obélisque de la Concorde, les singes furent relégués à l'abri du Louvre par pudeur envers leur sexe arrogant !
Deux lions, qui encadraient l'entrée du Sérapéum
Deux lions, qui encadraient l'entrée du Sérapéum, présentent la forme originale du félin au repos.
Deux lions, qui encadraient l'entrée du SérapéumDeux lions, qui encadraient l'entrée du Sérapéum
Le réalisme langoureux de l'animal, le traitement anatomique précis, copiant les modèles plus anciens, attestent bien les prouesses de l'art animalier.
Tête, en diorite, du roi Amasis de la 26e dynastieTête, en diorite, du roi Amasis de la 26e dynastie
Tête, en diorite, du roi Amasis de la 26e dynastie.
La tête est coiffée d'un némès lisse et la retombée horizontale du catogan, à l'arrière, montre que cette tête appartenait à l'origine à une statue de sphinx. La tête fut trouvée avec une plaquette d'albâtre inscrite au nom d'Amasis, et les traits du visage, la forme des sourcils, les yeux écartés, l'expression sereine; confirment l'attribution de cette tête à ce dernier roi de la 26e dynastie.
Colosse de Séthi IIColosse de Séthi IIColosse de Séthi II
Les monuments rassemblés dans la galerie proviennent tous d'un temple.
Colosse de Séthi II.
 Cette statue était placée devant le reposoir de barques de Karnak situé dans la première cour. Son pendant est exposé au musée de Turin.
Ramsès IIRamsès IIColonne gravée au nom de Ramsès II
La statue en diorite au nom de Ramsès II a fait l'objet de nombreuses discussions en raison des zones grattées -visibles sur le visage, l'abdomen, la ceinture et les flancs du siège- qui laissaient supposer un réemploi antérieur. Aujourd'hui, l'on accepte qu'il s'agit d'une mise au goût de l'iconographie de Ramsès II lui même. Colonne gravée au nom de Ramsès II.
Statue en granite rose est au nom de Khâneferrê Sebekhotep IV roi de la XIIIe dynastie.
Deux colonnescolonne a chapiteau lotiforme
Deux colonnes sont dotées d'un chapiteau à ombelles fermées.
La colonne seule a son chapiteau lotiforme.
Tête d'Aménophis III.
Tête, en granit rose, d'un colosse d'Aménophis III.
Elle provient de la grande cour de son temple funéraire à Thèbes.
Coiffé de la couronne blanche, le roi est reconnaissable par les yeux en amande cernés de bandes de fard, le visage est rond et les lèvres ourlées.
Pieds d'un colosse royalPieds d'un colosse royal
Pieds d'un colosse royal, en granit, réinscrit par Aménophis III qui provient de la grande cour de son temple funéraire à Thèbes. Cette statue était dressée dans la cour du temple de Kom el-Hettan à Thèbes, dont les célèbres colosses de Memnon gardent la mémoire.
Cartouche du roi Aménophis III: Imen-hotep heqa Iounou, Amon est satisfait, régent d'Héliopolis.
Cartouches et titulature du roi. A l'intérieur du cartouche du haut nous lisons le nom de couronnement du roi: Neb-Maât-Rê, Rê est le possesseur de Maât.
Les pieds gigantesques de la statue, qui était en position debout, foulent les noms des pays nubiens, gravés finement sur les côtés du socle, chacun étant encerclé dans une forteresse animée de bras liés en signe de soumission
La déesse SekhmetLa déesse Sekhmet
Dès l'entrée dans la salle l'on y rencontre des statues, placées en rang serré, de la déesse Sekhmet.
La déesse Sekhmet
La déesse Sekhmet est représentée au corps de femme et à la tête de lion. A l'inverse du sphinx, elles canalisaient toutes les forces du mal contenues dans l'Égypte, chacune d'elles étant chargée d'une facette particulière d'énergie négative.
Elles sont de tailles différentes, la plus grande est représentée en position debout. L'artiste égyptien a su réaliser, grâce au passage habile de la perruque tripartite mêlée à la crinière, une figure composite qui n'est pas monstrueuse. Certaines statues sont plus ornées, plus polies que d'autres.
Ouverte aux fidèles, la première cour du temple était le réceptacle des statues des dignitaires qui, par faveur royale, pouvaient déposer une statue à leur nom, sûrs de bénéficier du débordement des offrandes divines et royales. L'appel aux vivants, gravé sur la pierre, invite chaque passant à redire le nom, et ainsi à faire revivre le défunt.
La déesse Sekhmet
Oeuvre d'Aménophis III, l'un des plus grands constructeurs de l'histoire pharaonique, celles-ci proviennent du temple de Mout à Karnak. 
Statues cubes.Statues cubes.
Statues cubes.
Statues cubes présentant un naos renfermant une divinité: l'on y reconnaît la déesse Sekhmet et le dieu Osiris.
Statues cubes.
Statues cubes.