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| Fragment de calcaire représentant le défunt debout tenant le bâton de commandement. |
| Il porte une tunique qui laisse son épaule gauche nue. Son visage est encadré par une courte perruque bouclée qui enserre étroitement les tempes et retombe dans le bas du dos. |
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| La partie droite de la stèle est occupée par une liste d'étoffes, sans doute en rapport avec la momification: elle énumère des tissus de différentes qualités qui, se résument à des noms: idémy, sécher, aâ, avec leur quantités et leurs dimensions. |
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| Les textes inscrits au-dessus de la table d'offrandes consignent les offrandes rituelles: encens, huile, fard vert et noir, figues, vin, gâteaux, caroubes. A gauche, Néfertiabet, coiffée d'une large perruque striée, vêtue d'une peau de panthère et parée d'un collier, d'un bracelet et de périscélides. Au-dessus de la tête de Néfertiabet figure son nom et son titre: "la fille du roi Néfertiabet". | ||||
| Néfertiabet est assise sur un tabouret à pieds de taureaux, décoré d'une ombelle de papyrus. La main droite est tendue vers la table d'offrandes chargées de pains, au-dessus desquels sont figurées des offrandes alimentaires: patte avant de bœuf, plat de côte, panier surmonté de trois grains, volaille. De chaque côté du pieds de la table est inscrite la formule résumée de l'offrande dont la défunte bénéficiera à jamais: "mille pains, mille cruches de bière, mille têtes de bétail, mille pièces de gibier, mille volailles". Au niveau de la poitrine de Néfertiabet, on peut voir l'idéogramme de la lustration (avant-bras) et, devant son visage, celui de la libation (aiguière). | ||||
| Néfertiabet
est coiffée d'une large perruque striée, son front est bombée, son
petit nez droit, ses lèvres et ses narines délicatement arrondies, le
visage exprime la douceur. Du corps enserré dans une peau de félin
émane une féminité épanouie que l'on retrouve dans la statuaire de la
IVe dynastie. La main gauche de Néfertiabet est posée sur la poitrine, devant son visage l'idéogramme de la libation. La tombe est située près de la pyramide de Khéops, Néfertiabet est sans doute la sœur du grand roi. |
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Les
statues de couples ou les groupes familiaux sont courant dès l'Ancien
Empire: ils figent, le plus souvent dans la pierre, une image officielle
du noyau familial, dominé par la personne du mari.
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| Dans l'embrasure de la porte, sa femme est figurée en compagnie de leur fils. Au-dessous un prêtre funéraire présente des aliments tandis qu'un scribe enregistre l'offrande apportée au défunt lors des différentes fêtes. | ||||
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| Tête
du pharaon Djedefrê appelé Didoufri. Pharaon de la IVe dynastie, fils de Khéops, Didoufri n'est pas entré dans la légende comme Khéops, Khéphren ou Mykérinos. A près avoir présidé à l'enterrement de son père sur le plateau de Giza, Didoufri préféra le site d'Abou Roach, à 17 km du Caire pour édifier son propre complexe funéraire. C'est dans le temple haut du complexe funéraire de Didoufri que furent trouvés parmi les statues brisés en mille morceaux, quelques fragments d'une rare beauté et une inscription, où pour la première fois le roi d'Égypte était qualifié de "Fils du soleil". La tête de la statue est en quartzite du Gebel el-Ahmar. Cette pierre rare de couleur fauve remplace le calcaire ou le granit rose d'Assouan habituellement employé pour la statuaire. Didoufri est coiffé du némès uni que borde sur le front un bandeau plat, limité par deux lignes incisées. Au centre de cette coiffure, attribut de la royauté, un cobra-uræus qui déploie ses sinuosités au sommet du crâne, dresse sa gorge dilatée pour protéger le roi. A l'arrière, visible du côté droit, le némès se prolonge par une cadenette dont l'inclinaison suggère que cette tête appartenait à un sphinx, et non à une effigie du roi assis ou debout. Le profil gauche montre clairement sous le menton une zone non évidée. |
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| Fragments
de deux statues découvertes dans la pyramide de Djedefrê à Abou
Roach. Celle de droite représente une femme dont la nudité est apparente. La statue de gauche appartient au pharaon Djedefrê (ou Didoufri), "Rê est stable". |
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| Le
roi est accompagné de son épouse assise à ses pieds. La main droite de l'épouse, dont le bras "passe" derrière la jambe gauche du roi, vient délicatement se poser au-dessus de la cheville. |
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| La
main gauche du roi, dont on aperçoit un fragment, vient se poser à plat
sur le genou gauche. La face droite du dessus du siège commence par la formule, dj cnh: doué de vie. |
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| Puis vient le nom d'Horus du roi. Le nom d'Horus est généralement inscrit dans un rectangle surmonté d'un faucon et orné dans la partie inférieure d'une façade de bâtiment. Ce dispositif que l'on nomme un sérekh, de l'égyptien srh, littéralement, un panneau qui informe, une affiche, un avis, représente le palais royal, vu à la fois, en plan et en élévation. Le faucon et le nom royal y figurent, sous deux aspects, le roi en train d'y résider. La plupart des rois de l'époque archaïque ne nous sont connus que par leur nom d'Horus. A l'intérieur du serekh nous trouvons un scarabée: le roi Djedefrê portait comme nom d'Horus: l'Horus Khéper. | ||||
| Sous le sérek le titre de roi de Haute et Basse Égpyte. Les Égyptiens ont interprété ce titre dès les plus hautes époques comme composé des expressions n(y)-sw.t, celui qui appartient au jonc, plante héraldique symbolisant la Haute Égypte, et bjti, celui qui appartient à l'abeille, insecte ayant peut-être symbolisé la Basse Égypte à une époque inconnue de l'histoire égyptienne. | ||||
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| Pour clore ces inscriptions apparaît le cartouche du roi qui contient: le disque solaire, le pilier djed et la vipère à corne, ce qui donne comme nom Djedefrê = Rê est stable. Le pilier djed = la stabilité, le disque solaire = le dieu Rê, la vipère à cornes = il (est), l'on peut traduire aussi le nom de Djedefrê par: "stable comme Rê". |