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| L'ivoire
et l'os ont eu la faveur des premiers sculpteurs égyptiens des débuts du
IVe millénaire, lorsqu'ils voulaient façonner des figurines
d'hommes ou de femmes, dont la fonction n'est pas toujours facile à
déterminer. A gauche figurines d'animaux. A droite, la première figurine, haute de 6,5 cm, est en ivoire d'éléphant, elle représente un homme barbu et date de la période de Nagada I. La statuette de féminine du centre est en os, elle date de Nagada I. Des traces de peinture sont encore visible, les formes de la femme sont pleines: ses seins sont lourds, ses hanches et cuisses plutôt rondes. Mais la taille est fine et ses bras, qui viennent se rejoindre en deux mains croisées sur le ventre, sont minces. Les jambes sont serrées l'une contre l'autre, le pubis creusé en creux sous la forme d'un triangle, s'inscrit en haut des cuisses avec force. On y remarque des traces de peinture noire qui restituait la couleur des poils. Trouvées dans des tombes, ces statuettes, en os ou en ivoire, font partie du matériel funéraire des hommes et des femmes ayant participé à la naissance de la civilisation égyptienne. La statuette féminine de droite date de Nagada I, elle mesure 16 cm et elle est en os de crocodile. Comme la précédente elle avait une connotation de fécondité mais aussi sexuelle. |
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| Les palettes en schiste en forme d'animal sont très caractéristiques de la culture nagadienne. |
| Des exemplaires destinés à un usage quotidien, aux formes diverses sur lesquelles on écrasait la malachite (carbonate de cuivre hydraté d'un beau vert, utilisé actuellement en joaillerie en en tabletterie), la chrysocolle (silicate hydraté de cuivre, de couleur vert bleuâtre) ou la galène (sulfure de plomb), dont la poudre servait de fards magiques pour ombrer les yeux de vert ou de noir. Ces produits appliqués sur les paupières et autour des yeux avaient aussi une réelle protection matérielle. |
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| Réduites à d'élégantes silhouettes de poissons ou d'oiseaux, les palettes retrouvées dans les tombes avaient un usage utilitaire. On y écrasait les fards vert et noir dont les Égyptiens avaient coutume d'ourler leurs paupières. | |
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| Taillées dans le schiste les palettes à fard reproduisent souvent les contours simplifiés d'un animal: poisson, tortue ou canard, qu'anime souvent un œil incrusté de coquillage. La palette la plus célèbre, qui est une palette votive, se trouve au musée du Caire: la palette de Narmer. (voir le musée du Caire) | |
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| Le couteau du Gebel el-Arak est d'époque prédynastique, Nagada II. La lame est en silex et le manche en ivoire d'hippopotame, il mesure 25,5 cm. | |
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| Dans une surface très restreinte, l'artiste opte pour des registres superposés qui permettent de déployer les images sur plusieurs rangs. Ce couteau trouvé au Gebel el-Arak, en Haute Égypte, associe des scènes de guerre et de chasse à un motif emprunté à la civilisation mésopotamienne. Cette face porte le récit imagé d'un combat ou s'affrontent deux groupes d'hommes; les uns ont le crâne rasé alors que leurs adversaires portent les cheveux long. | |
| On
reconnaît également deux types de bateaux. Sur les quatre registres
superposés, les guerriers ont les épaules de face et le visage de
profil selon les conventions conservées à l'époque pharaonique. Ces
guerriers, dont aucun d'excède 2 cm de haut, nous font revivre les
épisodes d'une bataille. Celle-ci semble s'achever au désavantage des
personnages au crâne rasé dont les cadavres jonchent le sol près des
bateaux. Ce couteau, dont la lame de silex est enchâssée dans le manche en ivoire, est remarquable par le travail réalisé sur la lame. |
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| Sur la pierre préalablement polie, on a enlevé de longues lamelles, parallèles et sinueuses, selon une technique très raffinée qui n'a été utilisée que pendant peu de temps. | |
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| L'autre face du manche en ivoire, haut de 9 cm, comprend une bossette qui permet d'accrocher la lame. Sur cette face l'on y voit les éléments d'une partie de chasse: chiens domestiqués, lions et bouquetins. La scène est dominé par un personnage debout entre deux lions dressés qui semble la copie de quelque sceau sumérien: le thème du génie domptant les fauves. La composition même de la scène, la barbe et le costume du héros sont directement inspirés du Proche-Orient. La bossette qui permet d'accrocher la lame de silex. Chiens domestiqués, lions et bouquetins. | |
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| Si ce décor est unique pour un couteau cérémoniel, l'artiste a pu puiser son inspiration dans des oeuvres de la région d'Hiarakonpolis où des peintures murales et des palettes historiques montrent des scènes analogues. | |
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| La
palette aux chiens. A la fin de la période Nagada II, les Égyptiens découvrent l'art du relief qui tiendra une si grande place aux époques suivantes. Ils le pratiquent d'abord sur des surfaces restreintes, manche de couteau ou palettes en schiste. Les premiers exemples, d'une perfection admirable, révèlent une recherche dans la composition du décor sculpté. La sculpture épouse le contour de l'objet, s'ordonne autour d'un axe de symétrie, ou bien se déploie sur des registres superposés. Sur cette face, de la palette au chien, les sculptures épousent le contour de l'objet et s'ordonne autour d'un axe de symétrie représenté par le godet qui servait au broyage du fard. |
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| Un
oiseau, au bec long et courbée, prédomine sur le haut de la
palette. Sous l'oiseau un canidé est encadré par deux molosses. La palette, qui est cernée par les corps allongés de quatre molosses, s'orne d'animaux dont certains sont fantastiques, |
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comme
une panthère au cou de serpent.
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| L'autre
face, de la palette aux chiens, a pour axe central un palmier qui utilise
toute la longueur médiane. Quatre molosses cernent la palette. De part et d'autre du palmier central, deux girafes sont représentées. |
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| Grâce aux palettes et aux couteaux sculptés nous avons un des témoignages les plus éclatants des sculpteurs égyptiens, de leur sens de l'observation et de la composition. On retrouve ces qualités sur les plus belles palettes décorées, autrefois déposées dans les lieux de culte. |