sarcophagesarcophagesarcophage
Au Nouvel Empire apparaît le type le plus familier du sarcophage égyptien qui sera employé jusqu'à l'époque gréco-romaine. Le cercueil possède la forme humaine du défunt, la figeant intacte pour l'éternité. 
sarcophage
La matière et le nombre des cercueils varient selon le rang social des personnages. 
La déesse Nout, représentée au niveau de la poitrine, étend ses ailes sur le corps du défunt, qui, comme le soleil que la déesse met au monde à l'aube, naîtra à la vie éternelle. La cuve quant à elle comporte sur les parois des représentations des génies funéraires proposés à la protection des viscères. Ce type de sarcophage apparaît à la fin de la XVIIIe dynastie. A l'époque des Ramsès, les sarcophages en pierre se font plus massifs et le répertoire décoratif est plus abondant, envahissant peu à peu la surface du couvercle où Isis, Nephthys, ainsi que le dieu des embaumeurs à tête de chien Anubis sont souvent représentés. Aux environs de l'an 1000 avant notre ère, les cercueils extérieurs reprennent une forme rectangulaire avec un couvercle au toit bombé. Les cercueils sont recouverts de vignettes et de texte aux couleurs chatoyantes qui représentent les génies de l'au-delà selon un répertoire iconographique proche de celui des papyrus mythologiques. Le couvercle évoque fréquemment le voyage nocturne du soleil dans sa barque, le mort étant ainsi associé au cycle éternel de l'astre. A partir de l'époque saïte, on voit apparaître de grandes cuves en pierre à forme humaine ou, le plus souvent, oblongues. Les parois externes et internes comportent des extraits du Livre des demeures secrètes, qui décoraient, mille ans plus tôt, les parois des caveaux souterrains des pharaons du Nouvel Empire dans la Vallée des Rois. Au revers du couvercle, on retrouve la déesse Nout tenant le disque solaire.
Deux divinités importantes constituent le décor du fond de la cuve: la déesse de l'Occident, lieu du séjour des morts, est reconnaissable à sa coiffure, un faucon perché sur un support, qui correspond au hiéroglyphe signifiant l'Ouest. 
NoutNoutcercueils
L'autres déesse, Nout, est plutôt placée au revers du couvercle, et donc au-dessus du mort; elle est parfois dévêtue. Le corps est donc installé de façon à être présenté par la déesse de l'Occident et accueilli par celle du ciel. 
cercueilscercueilscercueils
Une fois encore le défunt est assimilé au soleil et au cycle de sa disparition et sa renaissance éternelles. 
C'est ce même thème décoratif que l'on retrouve sur les cercueils à partir de l'époque saïte et jusqu'à l'époque ptolémaïque. Les cercueils ou les couvertures de momies ont souvent les visages et les mains recouverts d'une feuille d'or ou peints en jaune.
L'or, métal inaltérable et donc éternel, est la matière qui constitue la chair des dieux auxquels le défunt est identifié. 
Le pilier djedLe pilier djedLe pilier djed
Le fond de cette cuve porte une représentation du pilier djed.
Le pilier djed signifie la stabilité, la durée. Il était souvent offert par la divinité à pharaon ainsi que le sceptre ouas et la croix ankh. Pour les uns c'est la représentation de quatre chapiteaux superposés ou quatre piliers vus les uns derrière les autres, d'autres penchent pour la stylisation d'un arbre ébranché qui conserverait l'amorce des branches principales. Le pilier djed jouait un rôle dans les rites agricoles, c'est à Memphis, semble t-il que s'élaborèrent surtout son culte et sa légende. L'érection du pilier djed accomplie par le roi en faveur du dieu Ptah, est un rite millénaire qui subsiste encore à la Basse Époque. L'association de Ptah à Sokaris, et de Sokaris à Osiris, favorisa l'extension à ce dernier dieu du rite du pilier djed, et cet étrange fétiche préhistorique fut longtemps considéré comme un symbole osirien. De part et d'autre du pilier djed, les déesses Isis et Nephthys le protègent et le redressent.
Le pilier djedLe pilier djedLe pilier djed
Homophone du mot signifiant "stabilité, durée", le pilier djed servit de modèle à d'innombrables amulettes,  talismans protégeant les vivants, éléments de colliers, signes propitiatoires reproduits sur murs des temples, enfin bijoux protecteurs des défunts.
Le pilier djed, est ici représenté sous une "forme" très osirienne.
En effet le pilier est muni de bras, deux yeux sont figurés entre la deuxième et troisième "assise", la coiffe est celle que porte Osiris: disque solaire entouré de deux hautes plumes et cornes de bélier horizontales.
Le pilier djedLe pilier djed
Le pilier djed au visage du dieu de l'au-delà.
Vases en calciteVases en calciteVases en calcite
 Vases canopes et "cercueil canopes". 
Vases en calciteVases en calciteSimulacres de vases canopes
 Les vases, en calcite, ont le couvercle aux visages des fils d'Horus. 
 Vases en calcite.
Simulacres de vases canopesCercueilsVases canopes
Simulacres de vases canopes au nom de Padiouf. 
Cercueils à l'effigie des quatre fils d'Horus, qui remplissent les mêmes fonctions que les vases.
Vases canopesVases canopes
La taille des vases canopes diffère suivant les époques et le rang social du défunt.
Vases canopes avec une inscription sur la panse des cuves.