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| Des vases adoptent des formes qui laissent deviner l'utilisation qui
pouvait en être fait. A gauche un personnage soutient sur ces épaules une coupe. La femme, aux seins généreux, maintient sur sa tête une cruche. La grenade apparaît en Égypte au Nouvel Empire, à la XVIIIe dynastie. Elle est mentionnée pour la première fois dans la tombe d'Ani (TT168) qui date du règne de Thoutmosis Ier. Le fruit est représenté pour la première fois dans le "Jardin Botanique ", situé dans la "Salle des Fêtes" du temple de Thoutmosis III à Karnak. |
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| Les
deux vases qui suivent exposent l'allaitement maternel de la mère à
l'enfant. Le vase de gauche représente un bouquetin, accompagné de son bébé, appuyé contre son flanc. La femme est agenouillée, son enfant serré contre sa poitrine qui reçoit le sein maternel. Ce type de vase, devait faire office de "biberon", et contenir du lait. Le liquide et la magie du récipient ne pouvaient qu'apporter aux nourrissons un breuvage abondant de vie. |
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| Vases en calcite. |
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| Vases et fragment d'une tombe représentant un homme abhorrant le sceptre sekhem, sceptre symbole de l'autorité. |
| Vases et statuettes de femmes, outils et vases des ouvriers du Gebel Zeit. |
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| Statuettes
de femmes en terre cuite (corps) et terre crue (cheveux) et faïence bleue
(collier). Ces statuettes féminines font partie d'un matériel archéologique rare, puisqu'il s'agit de découvertes faites dans un site minier, composé d'un habitat, de sanctuaires et de galeries souterraines propre à l'exploitation de la galène (sulfure de plomb). C'est à partie de ce minerai que les Égyptiens obtenaient le kohol, réputé pour ses vertus thérapeutiques dans les affections oculaires et souvent appliqué pour des raisons médico-magiques. |
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| Ces statuettes datent de la deuxième période intermédiaire et proviennent de Gebel Zeit. Au deuxième millénaire, le secteur minier du Gebel Zeit, massif montagneux situé sur le littoral de la mer Rouge à environ 300 km au Sud de Suez, a été le but de mission régulières. Les hommes qui arrivaient sur le site en petit nombre, pour quelques semaines seulement, et apportaient tout le ravitaillement dans leurs bagages. Une fois le campement installé de façon plutôt sommaire, les hommes prospectaient la montagne à la recherche de filons prometteurs. Certaines ramifications pouvaient descendre jusqu'à 30 m de profondeur et nécessitaient de creuser des galeries sur plus de 100 m. |
| Près du campement les fouilleurs ont dégagé un petit enclos circulaire, identifié comme un sanctuaire voué à la déesse Hathor, nommé en ces lieux "Dame de la galène". C'est de ce sanctuaire que provient un lot fort important de figurines féminines, dont celles exposées au Louvre. |
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| Les statuettes, appelées également "poupées", ont des caractères surprenants: modelées dans de la terre, elles représentent des femmes longues et minces, bien que leur pubis et les fesses soient fortement marqués, ainsi que leurs seins. Les traits du visage sont plus que sommaires: deux fentes pour les yeux, une fente pour la bouche, un nez proéminent, pas de front mais une chevelure abondante, voire extravagante, faite de terre cuite ou de fils de lin mêlés à des perles de terre crue. Des incisions circulaires figurent des ceintures et des colliers, disposés sur les corps nus, dont certains étaient badigeonnaient d'un lavis rouge. Quelques unes des figurines portent un bébé dans les bras ou sur le dos; d'autres sont enveloppées dans un tissu de lin, comme pour voiler leur nudité. On peut déduire que ces figurines sont des éléments majeurs du culte local dédié à la déesse Hathor et qu'on a affaire à des offrandes votives présentées à la déesse des mines et des déserts, mais aussi grande protectrice de la fécondité et de l'amour. |