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| La fin du Nouvel Empire se traduit par un émiettement du pouvoir. Les grands prêtres du dieu Amon à Karnak administrent de fait la Haute Égypte et s'arrogent certaines prérogatives, d'où leur appellation de "rois prêtres". Ils restent néanmoins vassaux des souverains qui résident dorénavant à Tanis dans le Delta, nouvelle capitale conçue comme la réplique de Thèbes, où certains rois se feront inhumer. Toutefois, pour resserrer les liens entre le pouvoir et le clergé d'Amon, les pharaons instituent l'une de leurs filles "divines adoratrices d'Amon". Épouse du dieu et de lui seul, elle se trouve à la tête d'importants biens temporels du temple, évinçant ainsi le grand prêtre. |
| Le
morcellement de l'Égypte en petits royaumes permit aux souverains du
Soudan de l'annexer et de lui redonner son unité, c'est la XXVe
dynastie. La fille de Piânki, le conquérant du pays, intronisa sa fille
Chapénoupet Ier "divine adoratrice d'Amon". Cet
étui en argent, incrusté d'or appartient à Chapénoupet Ier
"divine adoratrice d'Amon". Deux yeux oudjat, posés sur une corbeille, encadrent le signe néfer. Au-dessous nous y trouvons, à droite le cartouche de Chapénoupet Ier, à gauche le cartouche de son père le roi Piânki.
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| Six
lignes de textes, incrustés d'or, sont positionnés sous les yeux oudjat. L'on y trouve les cartouches de Chapénoupet Ier, ainsi que ceux de son père Piânki, représentés sous deux formes différentes.
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| Sur cette paroi la divine adoratrice fit l'offrande au dieu Amon qui est accompagné de sa parèdre, la déesse Mout, et d'un dieu Khonsou, le fils du couple divin de Thèbes. |
| La seconde partie de la paroi est elle aussi composée de cinq lignes de textes hiéroglyphiques. |
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| Tête d'un roi coiffé du némès et d'une couronne détériorée, deux cobras protègent son front. La déesse Sekhmet. |
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| Les yeux de la statue de la déesse Sekhmet étaient incrustés de métal, ce qui donnait au visage un regard farouche. |
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| Offrandes
de papyrus et de volailles. Amulettes. |
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| Amulettes sous forme de collier. |
| Amulette
représentant deux doigts. Cette amulette est à mettre en rapport avec la momification. L'amulette, qui représente deux doigts est composée du majeur et l'index. Ces deux doigts joints sont ceux du ritualiste embaumeur. Ils sont placés sur l'ouverture qu'il doit nécessairement pratiquer dans l'abdomen, à gauche du pelvis, pour extraire les viscères. Leur rôle est, bien sûr, de maintenir la plaie fermée afin qu'aucune force maligne ne puisse pénétrer à l'intérieur du corps. |
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| Objets en bronze incrustés d'or et d'argent. |
| Ce petit sphinx, en bronze noir incrusté d'or et d'argent, appartient au roi Siamon, Pharaon de la Troisième Période intermédiaire, XXIe dynastie. Il mesure 10,3 cm de long pour une hauteur de 4,7 cm. Les tombes royales de Tanis, découvertes presque intacte entre 1939 et 1946, peuvent-être, par leur importance comparées à celle de Toutankhamon. Toutes les sépultures des rois de Tanis n'ont pas été retrouvées par Pierre Montet, il manque, par exemple, celle de Siamon. Le roi Siamon, 978-959 avant J.-C., fut l'un des pharaons les plus actifs et les mieux attestés de la XXIe dynastie. Cette précieuse statuette de bronze noir incrusté de fils d'or et d'argent nous a conservé les traits du souverain. Le roi est figuré sous l'aspect d'un sphinx, animal fabuleux doté d'un corps de lion et d'une tête humaine coiffée du némès royal. |
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| Les pattes du fauve sont remplacées par deux bras, plus appropriés pour figurer dans les scènes de culte. Le souverain présente une table chargée d'offrandes et dont le bec, destiné à l'écoulement des libations est aujourd'hui brisé. De part et d'autre du nom royal, surmonté d'un globe solaire et deux plumes, sont disposés des pains et des oies prêtes à cuire. Deux autres cartouches ornent l'arrière-train de l'animal. Ils sont incrustés d'or comme le décor stylisé du pelage, le large collier, les rayures de la coiffure surmontée par le cobra uræus. Le visage délicatement modelé est également rehaussé d'or. Cette petite figurine provient très certainement d'un temple. De nombreux bas-reliefs nous montrent des statues analogues, déposées dans les sanctuaires ou placées sur une barque sacrée, immortalisant le culte rendu par le pharaon aux principales divinités. Siamon: fils d'Amon. |