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| A gauche, fragment de statue en diorite du roi Sésostris III sous l'apparence d'un homme âgé. |
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| Coupes
du général Djéhouty. La coupe fragmentaire, de gauche, en argent, porte les vestiges d'une inscriptions et d'un décor identique à celle figurée à droite. L'argent en Égypte ancienne était un métal extrêmement précieux. La coupe de droite, de 371 grammes, est en or martelé. L'artiste a martelé à l'aide d'un galet jusqu'à former une patère aux bords relevés. Puis il a exécuté des motifs au repoussé sur l'envers qui porte encore en son centre une dépression circulaire; celle-ci servait à maintenir la pièce lors de son façonnage. Enfin, il en a ciselé tous les détails sur l'endroit, ajoutant une inscription hiéroglyphique sur l'extérieur du rebord. L'image qui apparaît est celle d'une pièce d'eau: autour d'une marguerite, une ronde de poissons tournoie parmi les papyrus. La dédicace qui court sur la bordure nous apprend que la coupe fut offerte par Thoutmosis III à l'un de ses fidèles serviteurs, un général nommé Djéhouty, en récompense de services rendus dans les pays étrangers et les îles de la Méditerranée. L'inscription précise que le général avait à cette occasion approvisionné le trésor royal en lapis-lazuli, argent et or. Le général Djéhouty n'est pas un inconnu des égyptologues. Devenu le héros d'un conte très fameux, il entra très tôt dans la légende grâce à la ruse qu'il employa pour conquérir la ville de Joppé, en Palestine. Tout comme le conte d'Ali Baba et les quarante voleurs, il cacha ses soldats dans des paniers et les introduisit clandestinement dans la cité. |
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| Vase
à anses en calcite du général Djéhouty qui porte sur sa panse un
souhait d'abondance en faveur du défunt général. L'on ignore
aujourd'hui où se trouvait la tombe du général, elle devait être d'une
très grande richesse. Statue d'un couple, à noter la barbichette de l'homme qui pointe sous son menton. |
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| Stèle
en calcaire peint, représentant le défunt apportant des offrandes au
dieu Osiris. Le dieu est placé à l'intérieur d'une chapelle, il est assis sur un trône, coiffé de sa coiffe traditionnelle: la couronne atef. Les insignes royaux du pouvoir accompagnent le sceptre ouas. Une riche table d'offrandes, qui s'étale sur plusieurs registres, est offerte au dieu de l'au-delà. Le cintre est orné de deux yeux oudjat qui encadrent le signe chen. |
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| Le haut de la stèle est cintré. Deux yeux oudjat encadrent le signe chen, signe de protection. |
| Un
texte, rédigé en sept lignes horizontales, précède le défunt recevant
des offrandes alimentaires. Le défunt est assis sur un fauteuil, aux pieds de taureaux et, possédant un dossier qui arrive aux épaules du propriétaire. Celui-ci reçoit des offrandes alimentaires posées sur une table. |
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| Relief en calcaire et statues cubes. |
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| A partir du Moyen Empire, vers 2000 avant J.-C., la mode des "statues
cubes" apparaît dans les ateliers de sculpture et rencontre la
faveur de la classe moyenne des Égyptiens. Les personnages sont ainsi
statufiés et ils semblent faire qu'un avec la masse de pierre carrée et
géométrique dans laquelle ils ont été façonnés et d'où seule la
tête émerge. Assis par terre, les jambes relevées devant lui, les bras
croisés et les mains posées sur les genoux, l'homme se fond dans la
pierre et se présente comme un cube compact. Un manteau enveloppe le tout
et contribue à cacher les formes du personnage dont les pieds ne sont pas
du tout figurés. Ce type de statues, très éloigné des canons
traditionnels de la sculpture égyptienne, représente des hommes, très
rarement des femmes. Apparu à la XIIe dynastie, il connut une
forte popularité sous les Ramsès et se maintint pendant le premier
millénaire, jusqu'à l'époque ptolémaïque. Une étude récente a
montré que les statues cubes étaient des statues de temples, déposées
dans les sanctuaires pour permettre au personnage de participer au culte
journalier du dieu et d'en obtenir protection et vie éternelle. De
nombreux textes étaient gravés sur les surfaces qu'accordait la statue. A gauche le personnage présente un autel, à l'effigie de la déesse Hathor, surmonté du sistre. |
| Statue
en quartzite de Sénenmout, d'une hauteur de 20,7 cm, large de 8,2 cm et
profonde de 11,5 cm. Pour aider à réaliser ses projets novateurs et à gouverner le pays, la reine Hatshepsout s'entoure d'amis et de conseillers, qu'elle ne choisit pas nécessairement dans la famille royale. C'est le cas de l'architecte Sénenmout, connu par vingt-cinq statues, de nombreuses représentations dans les temples, des stèles et autres monuments prestigieux. La statue du Louvre nous montre un personnage agenouillé, portant perruque et barbe postiche et représentant devant lui une corde roulée, outil symbolique de la profession des arpenteurs. Cette corde est surmontée de la tête d'un personnage anonyme, qui a fait sculpter sa propre tête à la place de la tête de bélier qui se trouve traditionnellement à l'extrémité des cordes d'arpentage. Entre ses genoux se lit, par un jeu graphique de rébus, le prénom Maât-ka-Rê qui désigne le nom de couronnement de la reine Hatshepsout. Le nom de couronnement de la reine se devine à travers le cobra dressé qu'enserre le signe ka, composé des deux bras levés. |
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| Groupe statuaire de Kaemimen et Merytrê en calcaire peint. |
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A gauche statue
d'Hatshepsout et de Sénynefer en grès peint. Ce groupe fragmentaire, d'une hauteur de 68 cm, appartenait à une statue imposante représentant les deux époux assis sur un siège cubique rehaussé d'un pilier dorsal. Hommes et femme avaient des perruques faites de cheveux véritables ou de lin tressé. |
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| Les mèche de la lourde perruque, que porte la dame Hatshepsout, sont zigzagantes et terminées par des cadenettes, qui enveloppent les épaules. Un large bandeau décoré maintient et enjolive la coiffe. La dame porte un large collier autour de son cou. Sénynefer est coiffé d'une perruque bouclée qui laisse apparaître une partie du lobe des oreilles, un collier décorait son cou. La couleur des chairs des deux personnages respecte le canon égyptien: peau claire pour la femme et foncé pour l'homme. |
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| Le pilier dorsal, qui consolidait le groupe statuaire, est gravé de textes hiéroglyphiques inscrits en lignes horizontales qui se lisent de droite vers la gauche et de haut en bas. Des mèches tressées viennent se positionner sur l'arrière de la perruque de la dame Hatshepsout. |