AmulettesAmulettesAmulettes
Les amulettes égyptiennes sont innombrables. Leur quantité, leur variété et leur beauté indiquent l'importance du rôle qu'elles jouaient auprès des Égyptiens qui s'en paraient de leur vivant dès l'enfance et en emportaient dans leurs tombeaux. Rien n'était laissé au hasard dans la fabrication de ces porte-bonheur: ni la couleur, ni la pierre ou la matière utilisée, ni surtout le choix de la forme, qui devait assurer à son propriétaire la vertu ou la qualité dont elle était le symbole.
chevalièreschevalière double chevalière double
Deux bagues précieuses évoquent le faste des puissants du temps de Ramsès II.
La chevalière double porte les cartouches jumelés de Ramsès II, à gauche, et de son épouse Néfertari, à droite.
La bague aux chevaux et la chevalière double portant les cartouches jumelés de Ramsès II et Néfertari.
La bague aux chevaux figure parmi les bijoux les plus élaborés que nous a livrés l'Antiquité Egyptienne. Elle est en or, autrefois incrustée de cornaline, elle supporte un couple de chevaux traité en rond bosse devant un élément semi circulaire. Si aucune inscription ne permet de l'attribuer avec certitude au règne de Ramsès II, son iconographie, absolument unique, évoque Victoire-à-Thèbes et Mout-est-en-joie, les valeureux chevaux à qui le pharaon dut son salut lors de la bataille de Qadech, d'après le poème de Pentaour.
stèle stèle
Les stèles découvertes à Deir el-Médineh illustrent les croyances et les usages spécifiques à la communauté d'artisans qui vivaient sur le site. Une stèle, découverte dans une maison du village, présente Penbouy rendant l'offrande à la déesse Méretséger, personnification de la montagne thébaine dont le culte était fort populaire localement. Les artisans vénéraient également Aménophis Ier et sa mère Ahmès Néfertari qui, les premiers, avaient installé la nécropole royale à Thèbes Ouest.
 La stèle de Khonsou La stèle de Khonsou
Il est un aspect très particulier des croyances populaires: le culte aux ancêtres. Il était matérialisé par des bustes déposés à l'intérieur des maisons, ou par des stèles dédiées à certains défunts de la famille particulièrement honorés, auxquels on prêtait de grands pouvoirs auprès des dieux. La stèle de Khonsou, en calcaire peint, appartient à ce dernier type de stèle. L'ancêtre Khonsou est vénéré par deux femmes.
stèle de Qadechstèle de Qadech
La stèle de Qadech, en calcaire peint, d'une hauteur de 31,5 cm, large de 18,8 cm et épaisse de 6,5 cm provient de Der el Médineh. Décoré sur ses deux faces et sur ses tranches, cette stèle met à l'honneur des divinités étrangères importées d'Asie, dont la présence, bien attestée à Deir el-Médineh, témoigne de l'ouverture de cette communauté à des cultes étrangers et de l'attachement que les Égyptiens du Nouvel Empire montrèrent pour ces dieux exotiques, qui apportaient un champ nouveau dans leur imaginaire religieux.
stèle de Qadechstèle de Qadech
C'est Aménophis III qui, le premier, introduit le dieu cananéen Rechep dans le panthéon national, puisant dans es attributs des qualités guerrières qui valorisaient ses propres exploits. A ses côtés, se rencontrent les dieux Baal, assimilé à Seth, Houroun, dieu faucon bientôt identifié au grand sphinx de Giza, et Astarté, déesse guerrière souvent représentée en cavalière. A partir de Ramsès II d'autres divinités étrangères, une dizaine, "viendront" dans la vallée du Nil.
stèle de Qadechstèle de Qadech
Deux divinités étrangères figurent sur cette stèle: Qadech occupe la place centrale, nue, représentée de face, la déesse se tient debout sur un lion qui marche, tandis qu'elle serre dans ses poings des lotus et des serpents. Absente des documents officiels, la déesse Qadech, règne sur de petits oratoires que la communauté de Deir el-Médineh a bâtis aux alentours de son village. Elle porte un nom sémitique: "la sainte", mais n'apparaît pas dans les panthéons orientaux. Cette déesse est donc une création purement égyptienne, inspirée par une ou plusieurs divinités asiatiques et "baptisée" d'un nom à consonance asiatique. Sa coiffure, disque solaire enserré dans un croissant, rappelle ses liens avec Hathor, dont elle partage quelques attributs. A droite, on retrouve son acolyte Rechep, importé du panthéon cananéen pour sa vigueur et son aptitude à combattre l'ennemi. A gauche officie le dieu égyptien Min, caractérisé avec son sexe en érection, représenté aussi pour rappeler le caractère érotique de la déesse nue. La partie inférieure de la stèle, le dos et les tranches portent les noms et les représentations des adorateurs de ces dieux étrangers. Il s'agit d'une famille honorablement connue au sein de la communauté de Deir el-Médineh, sous Séthi Ier et Ramsès II. L'on peut reconstituer sa descendance sur cinq générations d'ouvriers-artisans, tous héritiers de la fonction de leur père dans la tombe royale. Les deux personnages, le père et le fils, agenouillés sont en adoration.
Personnage agenouillé
Personnage agenouillé en bronze, les bras écartés et les paumes orientées vers le haut: il donne et reçoit de la divinité qu'il adore. L'apparition précoce de ces petits orants face à leur divinité, allait se répandre au cours de la Troisième Période intermédiaire.