| La
bague aux chevaux figure parmi les bijoux les plus élaborés que nous a
livrés l'Antiquité Egyptienne. Elle est en or, autrefois incrustée de
cornaline, elle supporte un couple de chevaux traité en rond bosse devant
un élément semi circulaire. Si aucune inscription ne permet de
l'attribuer avec certitude au règne de Ramsès II, son iconographie,
absolument unique, évoque Victoire-à-Thèbes et Mout-est-en-joie, les
valeureux chevaux à qui le pharaon dut son salut lors de la bataille de
Qadech, d'après le poème de Pentaour. |
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| Les
stèles découvertes à Deir el-Médineh illustrent les croyances et les
usages spécifiques à la communauté d'artisans qui vivaient sur le site.
Une stèle, découverte dans une maison du village, présente Penbouy
rendant l'offrande à la déesse Méretséger, personnification de la
montagne thébaine dont le culte était fort populaire localement. Les
artisans vénéraient également Aménophis Ier et sa mère
Ahmès Néfertari qui, les premiers, avaient installé la nécropole
royale à Thèbes Ouest. |
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| Il
est un aspect très particulier des croyances populaires: le culte aux
ancêtres. Il était matérialisé par des bustes déposés à
l'intérieur des maisons, ou par des stèles dédiées à certains
défunts de la famille particulièrement honorés, auxquels on prêtait de
grands pouvoirs auprès des dieux. La stèle
de Khonsou, en calcaire peint, appartient à ce dernier type de stèle.
L'ancêtre Khonsou est vénéré par deux femmes. |
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| La
stèle de Qadech, en calcaire peint, d'une hauteur de 31,5 cm, large de
18,8 cm et épaisse de 6,5 cm provient de Der el Médineh. Décoré sur
ses deux faces et sur ses tranches, cette stèle met à l'honneur des
divinités étrangères importées d'Asie, dont la présence, bien
attestée à Deir el-Médineh, témoigne de l'ouverture de cette
communauté à des cultes étrangers et de l'attachement que les Égyptiens
du Nouvel Empire montrèrent pour ces dieux exotiques, qui apportaient un
champ nouveau dans leur imaginaire religieux. |
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| C'est
Aménophis III qui, le premier, introduit le dieu cananéen Rechep dans le
panthéon national, puisant dans es attributs des qualités guerrières
qui valorisaient ses propres exploits. A ses côtés, se rencontrent les
dieux Baal, assimilé à Seth, Houroun, dieu faucon bientôt identifié au
grand sphinx de Giza, et Astarté, déesse guerrière souvent
représentée en cavalière. A partir de Ramsès II d'autres divinités
étrangères, une dizaine, "viendront" dans la vallée du Nil. |
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| Deux
divinités étrangères figurent sur cette stèle: Qadech occupe la place
centrale, nue, représentée de face, la déesse se tient debout sur un
lion qui marche, tandis qu'elle serre dans ses poings des lotus et des
serpents. Absente des documents officiels, la déesse Qadech, règne sur
de petits oratoires que la communauté de Deir el-Médineh a bâtis aux
alentours de son village. Elle porte un nom sémitique: "la
sainte", mais n'apparaît pas dans les panthéons orientaux. Cette
déesse est donc une création purement égyptienne, inspirée par une ou
plusieurs divinités asiatiques et "baptisée" d'un nom à
consonance asiatique. Sa coiffure, disque solaire enserré dans un
croissant, rappelle ses liens avec Hathor, dont elle partage quelques
attributs. A droite, on retrouve son acolyte Rechep, importé du panthéon
cananéen pour sa vigueur et son aptitude à combattre l'ennemi. A gauche
officie le dieu égyptien Min, caractérisé avec son sexe en érection,
représenté aussi pour rappeler le caractère érotique de la déesse
nue. La partie inférieure de la stèle, le dos et les tranches portent
les noms et les représentations des adorateurs de ces dieux étrangers.
Il s'agit d'une famille honorablement connue au sein de la communauté de
Deir el-Médineh, sous Séthi Ier et Ramsès II. L'on peut
reconstituer sa descendance sur cinq générations d'ouvriers-artisans,
tous héritiers de la fonction de leur père dans la tombe royale. Les
deux personnages, le père et le fils, agenouillés sont en adoration. |
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| Personnage
agenouillé en bronze, les bras écartés et les paumes orientées vers le haut: il
donne et reçoit de la divinité qu'il adore. L'apparition précoce de ces
petits orants face à leur divinité, allait se répandre au cours de la
Troisième Période intermédiaire. |