dépôts de fondationsdépôts de fondations

Des représentations et des mentions du rite de fondation existent dès la IIe dynastie, il est attesté par l'archéologie avec le dépôt de fondation de Djéser à Saqqarah à la IIIe dynastie. Il s'agit avant tout d'un acte de fondation royal dont la fonction principale est de délimiter et de purifier l'espace sacré. La fonction commémorative est également importante comme le prouve des inscriptions retrouvées à partir du Moyen Empire sur certains objets qui portent le nom du roi et de la divinité. Si le plus grand nombre de dépôts de fondation connus pour toutes les périodes concerne principalement le temples divins et funéraires royaux, ou les tombes royales, ils peuvent également s'adresser à des fondations royales à caractère civil.
Il existe d'autres dépôts qui concernent les tombes privées de grands personnages, ou d'autres, plus surprenants, qui sont en relation avec des bâtiments civils: une cour de maison datée de la XIIIe dynastie ou encore une maison d'un village dans le Fayoum du début de l'époque romaine.
La céramique, avec les dépôts de Snéfrou de la IVe dynastie et jusque vers la Xe dynastie, fait son entrée en force. Elle en est souvent l'élément principal voire unique, on recense également des meules de pierre, des sacrifices de bovidés, des vases de pierre, des perles, des instruments votifs en métal (haches et herminette...) font leur apparition dans les dépôts à la VIe dynastie dans la tombe d'un prêtre à Héliopolis. La fonction des récipients en céramique des dépôts la plus évidente est le liens avec les éléments de l'offrande. Mais à ce jour aucun récipient en céramique provenant de cette période ne contient réellement l'offrande alimentaire. C'est à la fin de l'Ancien Empire, à la VIe dynastie, que les céramiques servent de réceptacles à des offrandes non alimentaires -jarre à bière contenant une série d'objets ressemblant à des chevilles en terre crue-.
La XIe dynastie et la XIIe dynastie mettent en place le dépôt de fondation "classique" avec ses nombreuses composantes qui évoluera lentement jusqu'à l'époque romaine. A partir de XIe dynastie apparaît le phénomène de miniaturisation des récipients et des objets, dans un souci de caser tous les récipients et objets dans la taille réduite du réceptacle de fondation. Celui-ci peut-être l'intérieur d'une fosse, d'un puits, ou d'un simple aménagement dans la tranchée de fondation du bâtiment. 
Au Nouvel Empire se stabilise le schéma mis au point au Moyen Empire. Les dépôts prennent leur forme "classique", et ils sont plus nombreux, les plus complets et les plus variés de toute leur histoire. Aux séries d'objets devenus traditionnels qui apparaissent au Moyen Empire s'y ajoutent d'autres, dont les amulettes, les scarabées et les scaraboïdes  et divers objets votifs. 
Le nombre des céramiques s'accroît de façon prodigieuse, il oscille entre 80 et 100 par dépôts. L'on sait qu'un édifice contient le plus souvent  2 à 4 dépôts. 
Ces quelques lignes (page 7 à 20) proviennent d'un article intitulé: "La céramique et les dépôts de fondation de l'Égypte ancienne" rédigé par Sylvie Marchand dans la revue "Égypte. Afrique & Orient",  numéro 36 de décembre 2004.
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Parmi les dépôts de fondation lors trouve ceux de : du temple de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari, du temple de Mout et Khonsou à Tanis, des dépôts qui datent du règne de Ptolémées IV, des dépôt de la fondation du temple de Médamoud sous le règne de Ptolémée III.
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Nous y trouvons des échantillons de matériaux divers: or, faïence siliceuse, terre cuite, verre, quartzite, lapis-lazuli, calcite, argent, cuivre, plomb, fer. Parmi les objets figurent un vase et un contrepoids de collier.
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Les petits objets votifs inclus dans les dépôts de fondation (simulacres de laitues, de bourgeons, de cuisseaux de bœuf ou d'outils de bâtisseurs en modèles réduits) constituent précisément l'acte de naissance de chaque édifice. Deux plaques portent les noms de la reine Maât-Ka-Rê, Hatchepsout (à gauche) et Men-Kheper-Rê, Thoutmosis III (à droite). Plâtre, grès, granite, bronze, cornaline, faïence siliceuse sont les matériaux employés dans ce dépôt de fondation qui comporte meule et broyeur, mortier et plaquettes.
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Dépôt de fondation d'un temple de l'île de Saï en Nubie. Le dépôt date du règne de Thoutmosis III. Nous y trouvons de la terre cuite, de la faïence siliceuse et du bronze. Des poteries, des modèles en terre cuite de moules à briques, des leviers, des houes, des meules avec leurs broyeurs, des ciseaux sont les objets de ce dépôt de fondation, une hache au nom de Thoutmosis.
Dépôt de fondationDépôt de fondationDépôt de fondation
Parmi les dépôts l'on trouve des briquettes vernissées inscrites au nom du souverain. Ces briquettes permettent aux archéologues de dater avec précision la construction de l'édifice qui accueillera la divinité.
La briquette repose sur un traîneau, moyen de transport des lourdes charges nécessaires à la construction du temple. A l'avant du traîneau se trouve un encensoir. 
Sarcophage anthropoïdeSarcophage anthropoïdeSarcophage anthropoïde
Sarcophage anthropoïde. 
Papyrus d'une momie
Papyrus d'une momie datant du troisième/deuxième siècle avant notre ère. 

momie

La momie est celle d'un homme, elle est en très bon état de conservation. 

momiemomiemomie
La partie basse des iambes du défunt est enchâssée à l'intérieur d'une gaine ayant la forme de pieds. Le dieu Anubis est représenté deux fois, les chaussures sont dessinées sur la voûte plantaire du fourreau. Le ventre et une partie des jambes étaient recouverts d'un linceul et d'une "planchette".
La décoration de la "planchette" comprend, en outre: le scarabée ailé poussant le soleil, lui même poussé par les bras du défunt renaissant; la déesse Nout qui étire ses grandes ailes; la momie couchée sur le lit funéraire et encadrée de divinités; les quatre fils d'Horus protecteurs des viscères... 
momievases canopes
La tête, les doigts des mains et le corps sont emmaillotés avec une attention particulière. Les doigts sont emmaillotés, un à un à, l'aide de fines bandelettes de lin. La momie était accompagnée des vases canopes à l'effigie des quatre fils d'Horus; de vases; d'une sorte de petit cimeterre... les deux vases et le cimeterre servirent pour la momification du corps. 
masque mortuaire"collier"
 Le visage était recouvert d'un masque mortuaire, aujourd'hui posé à côté. Une couronne constituée de plantes était posée sous la nuque. Un large collier ouser, à forme de plastron, recouvre la poitrine du défunt. Le "collier" était, comme il est de coutume dans ce type de parure, fermé par deux têtes de faucon.  Les bras sont croisés en position dite "osirienne".

 petite "écuelle"

Cette petite "écuelle",  qui possède deux becs verseurs, servait à introduire dans les deux narines (deux becs) le liquide indispensable à la destruction des tissus du cerveau. Cet ustensile servait par la suite à l'introduction du "bitume" qui consoliderait les parois de la boite crânienne. 

"cimeterre"
Le "cimeterre"  est en fait le couteau qui a permit de pratiquer l'incision sur le flanc gauche de la poitrine pour procéder à l'éviscération des organes.

Sarcophage anthropoïdeSarcophage anthropoïde

Sarcophage anthropoïde.
Sommet en granite d'un pyramideSommet en granite d'un pyramide Sommet en granite d'un pyramide
Sommet, en granite, de la pyramide du grand intendant de Memphis Iniouia trouvé à Saqqarah.
Le pyramidion est en granite et date de la XVIIIe dynastie.
Dans la "fenêtre" du pyramidion le défunt et son épouse, reconnaissable grâce à sa poitrine, sont agenouillés, les bras levés en signe d'adoration au soleil.
Chapelle de Thoutmosis Ier à Deir el-BahariChapelle de Thoutmosis Ier à Deir el-BahariChapelle de Thoutmosis Ier à Deir el-Bahari
Chapelle de Thoutmosis Ier à Deir el-Bahari.
Chapelle de Thoutmosis Ier à Deir el-Bahari
Ce bloc en calcaire, élément de décor d'une chapelle construite à la mémoire de Thoutmosis Ier, mesure 95 cm de long et provient du temple de la reine Hatshepsout. Le décor présente un défilé de dignitaires chargés d'offrandes, la composition est inspirée par des modèles de l'Ancien Empire.