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| Sarcophage
et mobilier funéraire. Le sarcophage, de forme parallélépipédique, est orné d'un oeil qui permettait au défunt de regarder vers l'extérieur. C'est pour éviter l'isolement de la momie, dans son sarcophage, que l'on peint sur la face extérieure gauche de la cuve un oeil pour lui permettre de voir au dehors. Les deux yeux sont peints au niveau de la tête du défunt, celui-ci étant couché sur le côté. |
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| Le mobilier funéraire comprend un tabouret, des vases, un bol, un chevet, un miroir, | |||
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| des outils et des vases miniatures... | |||
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| C'est pour éviter l'isolement de la momie, dans son sarcophage, que l'on peint sur la face extérieure gauche de la cuve un oeil pour lui permettre de voir au dehors. | |||
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| Ouchebtis ou serviteurs funéraires. | |||
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| Ouchebtis
ou serviteurs funéraires. Les serviteurs funéraires sont des statuettes correspondant à une formule particulière du "Livre des Morts" destinée à faire "effectuer les travaux dans l'autre monde". La figurine se substitue au défunt pour les corvées exigées de lui dans l'au-delà. |
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| Cette formule s'y trouve souvent inscrite avec le nom et les titres du propriétaires. L'aspect général des serviteurs funéraires est celui d'un personnage emmailloté dans des bandelettes, dont les bras croisés sur la poitrine peuvent tenir des instruments ou des amulettes protectrices. Les premières statuettes de ce type remontent au début du Moyen Empire. Elles portent un court texte extrait du recueil composant les Textes des sarcophages que l'on peut voir sur les parois internes et externes des cercueils. Au début du Nouvel Empire, elles sont grossièrement taillées dans du bois et pourvues d'une courte formule d'offrande. Les personnages gardent un aspect momiforme, mais leur aspect va se diversifier. | |||
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| A
partir du règne d'Aménophis III, on en trouve des exemplaires qui
portent le costume des vivants. Leur usage ne se limite pas au domaine
funéraire. Certains, utilisés comme des ex-voto, sont enterrés dans les
nécropoles proches de grands centres de culte du dieu Osiris. A la fin du Moyen Empire les tombes ne contenaient qu'un seul oushebti (ou chaouabti), qui se substituait au défunt, pour toutes les tâches agricoles, qui relevaient de la corvée royale. La traduction du mot oushebti est : le répondant. Le travail domestique était considéré comme obligatoire pour tout mort. Cette figurine humaine, faite à l'origine en bois de perséa, deviendra le domestique du mort, mis à son service. Le chapitre 6 du "Livre des Morts", ou une partie, était peint ou gravé sur le corps de l'oushebti: "Formule pour faire qu'un chaouabti exécute les travaux pour quelqu'un dans l'empire des morts". Paroles dites par N. Qu'il dise : "O ce chaouabti de N., si je suis appelé, si je suis désigné pour faire tous les travaux qui sont faits habituellement dans l'empire des morts, eh bien! l'embarras t'en sera infligé là-bas, comme quelqu'un à sa tâche. Engage-toi à ma place à tout moment pour cultiver les champs, pour irriguer les rives, et pour transporter le sebbakh (le limon considéré comme engrais) de l'Orient vers l'Occident. "Me voici", diras-tu". Traduction Paul Barguet. Le Livre des Morts des Anciens Égyptiens. Les Éditions du CERF. A l'époque de Toutankhamon les sépultures privées étaient dotées de deux oushebti. Pour le jeune roi on en découvrit 413, qui se répartissent ainsi: - 365 ouvriers, un pour chaque jour de l'année, - deux classes de surveillants: 36 pour les décades (la semaine comprenait 10 jours) 12 pour les mois . Parmi les surveillants 29 portaient une version plus ou moins complète de la formule 6 du "Livre des Morts". Les 384 autres ne mentionnaient que le nom et le titre du roi. Divers matériaux furent employés : bois, quartzite, calcite, calcaire, granite noir, faïence. Si des oushebti portaient les insignes royaux d'autres étaient équipés d'outils agricoles en miniature. 1 866 outils agricoles en miniature, cuivre, bois et faïence, accompagnaient les oushebti. Ce sont des houes, des pics, des jougs et des paniers. |
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| Les matières qui les constituent: grauwacke, diorite, granite, calcite, terre cuite, bois; sont aussi variées que leur apparence; momie sur un lit funéraire, personnage seul placé dans un sarcophage miniature ou couple formé du propriétaire et son épouse. Vers 1069 avant note ère, le nombre des serviteurs funéraires va se multiplier. Cependant, à l'image de la vie quotidienne, une telle cohorte ne peut rester sans organisation. Parmi les serviteurs funéraires qui portent des instruments à usage agricole, houe ou couffin, se trouve en effet un contremaître qui tient un fouet chargé d'encadrer dix ouvriers. Ces serviteurs funéraires étaient le plus souvent disposés à proximité du sarcophage mais pouvaient être également placés dans des coffres. Le décor de ces derniers est en rapport avec le monde des morts: il figure le repas funéraire, des scènes d'adoration de divinités. | |||
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| Le
mobilier funéraire comprenait aussi les vases canopes qui renfermaient
les viscères. Les viscères doivent être rapidement enlevés, afin de garantir une conservation au corps privé de vie, mais ils doivent être conservés pour que le défunt puisse accéder à sa nouvelle vie, à sa nouvelle naissance, dans son intégrité physique. L’éviscération se pratiquait par une laparotomie gauche, donnant accès sur les organes les plus volumineux, comme le foie, situés à droite. L’extraction des viscères se réalisait dans l’ordre suivant intestins, puis organes situés sous le diaphragme (foie, rate, pancréas, estomac), suivie de la résection du diaphragme donnant accès sur le médiastin et les poumons. L’éviscération se pratiquait à gauche, tout comme l'excérébration, ce choix étant lié à la valeur symbolique négative qui était attachée à ce geste. |
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| Coffre à vases canopes surmonté d'une figurine du dieu Anubis. | |||
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Les
vases canopes étaient sous la protection des
fils d’Horus. Lors des rituels religieux ou funéraires, les prêtres
officiants portaient un masque personnifiant le dieu qu’ils étaient
censés représentés. Amsit, Hapy, Douamoutef et Qebehsenouf sont les
fils d’Horus, leur mère étant la déesse Isis. Chapitre 112
du « Livre des Morts » :
Amsit
protégeait le foie,
Hapy
l’estomac,
Douamoutef
les poumons, la langue,
Qebehsenouf
les intestins. En
règle générale les reins, la rate, les organes génitaux féminins
restaient à l’intérieur du corps. Les
fils d’Horus dans leur rôle protecteur étaient associés aux déesses
protectrices: Isis, Nephthys, Neith et Selkis. Les couples étaient formés
ainsi:
Isis - Amsit
Nephthys - Hapy
Neith - Qebehsenouf (celui qui rafraîchit)
Selkis - Douamoutef (celui qui aime sa mère) Le
nom des déesses est parfois inscrit sur la panse des vases canopes. La
panse du vase, reflet de la féminité, associée au couvercle à
l’effigie d’un dieu masculin nous donne les deux principes - mâle et
féminin - nécessaires à la vie. Jusqu’au règne de Toutankhamon les
bouchons des vases étaient à tête humaine, après le règne de ce roi
les bouchons seront à l’effigie des quatre fils d’Horus. Le plus
ancien modèle connu de ces récipients renfermant les viscères date de
la IVe dynastie. Il s’agit d’une cuve rectangulaire en
calcite, cloisonnée en quatre compartiments et fermée par une dalle,
elle appartient à la Reine Hétéphéres, l’épouse du pharaon Snefrou
et mère de Khéops. C’est le premier exemple connu d’éviscération
avec conservation des organes. |
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Au
Nouvel Empire les bouchons des vases canopes représentent le défunt sous
les trais idéalisés. On trouve également à cette époque des petits
cercueils, à l'effigie des quatre fils d'Horus, qui remplissent les
mêmes fonctions que les vases. A la Basse Époque, les viscères sont
parfois replacés à l'intérieur même du corps après traitement,
enveloppés dans du tissu. Les vases sont déposés auprès des
sarcophages ou, le plus souvent, dans des coffres à canopes dont la
plupart sont décorés à l'effigie des quatre fils d'Horus. |
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| Offrandes à Osiris et à Anubis, coiffé de la double couronne. | |||
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| Deux yeux sont représentés sur la face de ce couvercle. | |||
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| Selon T. Bardinet, la mort est conçue, pour l’égyptien, comme une destruction de l’intérieur-lb. «Dans les pratiques funéraires, chacune des quatre parties de l’intérieur-lb du défunt sera donnée rituellement à chaque dieu des canopes. Ces quatre parties du corps, on sait qu’elles manquent à ces dieux puisque ce sont les quatre parties de l’intérieur-lb d’Osiris qu’ils ont dû rendre. Mis en place dans les canopes, les quatre morceaux de l’intérieur-lb du défunt deviendront alors ces parties du corps d’Osiris que les dieux des canopes ont pour fonction de lui rendre. C’est le but poursuivi. Redonnées au défunt assimilé à Osiris, elles le transforment en Osiris car le schéma rituel correspond au mythe. Par le passage magique dans les canopes, les viscères du mort deviennent donc ceux d’Osiris. Le nom Osiris que prend le défunt suppose une nature commune entre son intérieur-lb de mort bienheureux et celui du dieu Osiris.” | |||
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Sarcophage décoré de très belles scènes. Les déesses Isis et Nephthys encadrent de leurs ailes le pilier djed d'Osiris. |
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| Vase
possédant quatre têtes de la déesse Sekhmet. Amulettes de piliers djed et amulette osiriaque. |
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| Fragment d'un sarcophage, tête d'une statue d'un roi, statuettes osiriaques. | |||
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| Statuettes osiriaques. |