vitrine illustrant l'élevageles bovidésostracon
Cette vitrine illustre l'élevage.
Parmi les bovidés le bœuf représente la viande par excellence, et sa patte avant est offerte en repas aux morts.
Les taureaux des ovins broutent les feuillesLes taureaux
Une série d'esquisses ou "ostraca", des fragments inscrits et trouvés dans le village qu'habitaient les ouvriers des tombeaux de la Vallée des Rois, appelé aujourd'hui Deir el-Médineh, représentent divers animaux.
A gauche un taureau vigoureux amenés par un bouvier. Au centre des ovins broutent les feuilles d'un arbre. Les taureaux sont conduit par les bouviers.
Les taureaux Jeune veaucoupelle
 L'ostraca de gauche nous renseigne sur une méthode de conduire l'animal: une corde est fixée à un anneau qui transperce la narine du taureau. 
Jeune veau en pleine course et coupelle gravée d'un taureau et du bouvier.
bouvierporcostracon
Le bouvier tient une sorte de "châle" sur ses épaules; il servait à porter les jeunes veau ou ovin lors du franchissement des marais. L'objet le plus remarquable de cette vitrine est une statuette de cochon en bois. Le porc entrait bien dans l'alimentation égyptienne, mais il est rarement représenté. Renni, maire d'El Kab vers 1550 av. J.-C., dénombrait son bétail ainsi: 122 bœufs et vaches, 100 moutons, 1200 chèvres et 1500 porcs. On voit par là que, dans un pays pauvre en pâturages, le mouton et le bœuf sont plus difficile à élever.
Un singe cynocéphaleLe cheval Le cheval
Un singe cynocéphale est dressé à cueillir les noix de doum.
Il est courant de mentionner que les chevaux ont été introduits d'Asie à la suite de l'invasion Hyksôs. Rien ne permet de croire à cette théorie, devenue pourtant classique. Au XVIIIe siècle av. J.-C., quand les Hyksôs s'infiltrèrent dans le Delta et imposèrent leur domination, ils étaient apparemment de purs fantassins comme les autochtones. Le cheval et le char de guerre furent diffusés par les Aryens dans tout le Proche Orient à partir du XVIIe siècle; et c'est seulement vers la fin de la domination hyksôs que les riverains du Nil les reçurent à leur tour, par l'intermédiaire de la Palestine.
Char tiré par un chevalChevalvitrine
L'animal était venu bien trop tard pour pouvoir prêter sa forme à un dieu; il s'introduit pourtant dans l'iconographie religieuse avec les déesses guerrière transplantées de Canaan en Égypte par la dévotion des militaires, notamment "Astarté, maîtresse des cavales". selon un préjugé de décence, les nobles asiatiques s'abstenaient de caracoler sur le cheval, préférant se faire traîner par lui, à la guerre et à la parade. L'Égypte fit de même: les rois et les grands se montrèrent sur de légères coquilles à deux roues, faîtes de bois, de cuir et de métal, tirées à grande allure par un couple de coursiers et sur lesquelles montaient deux hommes, le conducteur de char et le combattant. Le cheval fut toujours traité comme une espèce noble et précieuse. 
Filet de pêche.Filet de pêche.Filet de pêche.
Une grande vitrine rassemble des objets relatifs à la chasse et à la pêche. 
Coupelle en faïence égyptiennepoissonspêche au filet
Coupelle, en faïence égyptienne, évoquant la pêche dans les marais.
Le bord intérieur est décoré de papyrus et d'oiseaux. L'image du fond nous présente deux personnages pêchant dans les marais, dont l'eau est symbolisé par des
zigzags, les lotus émergent de l'eau.
Dès le IVe millénaire, les Egyptiens ont fabriqués des objets en céramique émaillée, recouverte d'une glaçure brillante aux tons étincelants oscillant entre le vert et le bleue. Nommée "faïence égyptienne" par les archéologues tandis que les anciens Egyptiens l'avaient appelée "la brillante". Cette matière connaît une vogue sans égal au Nouvel Empire et donne lieu à la création d'objets luxueux et chatoyants, au premier rang desquels se palcent bijoux et vases. La technique consiste à mélanger du sable propre constitué de quart avec de la chaux et des alcalis (natron ou cendre végétale). Chauffé à 900°C, ce mélange se vitrifie en surface et donne ainsi l'aspect vernis espéré. La couleur est ajoutée avec du minerai de cuivre, malachite ou azurite, qui selon les dosages donne du vert tendre ou du bleu turquoise. Les dessins, en noir, sont tracés à l'oxyde de fer ou de manganèse. La forme de l'objet est obtenu au moule, au tour ou à la main.
Au centre, fragment de calcaire gravé de poissons. Deux hommes, l'on aperçoit le pied et la main du second, tirent la corde du filet chargé de poissons.
Hameçons en cuivre
Hameçons en cuivre.